© Young Wild Travelers
La grâcede Varengeville‑sur‑Mer

La grâce de Varengeville‑sur‑Mer

Un village inspirant

Tandis que la mer offre un miroir somptueux au ciel tourmenté, la blancheur des falaises épouse le vert profond des jardins. Claude Monet, Juan Miro ou Louis Aragon ne s’y sont pas trompés, saisissant la beauté fascinante de ce village qui offre un bout d’éternité à celui qui y séjourne.

« J’ai le souci de me mettre à l’unisson de la nature, bien plus que de la copier. »

Tels sont les mots de Georges Braque, inscrits sur le mur du petit cimetière marin qui surplombe la mer. C’est ici que le peintre est enterré, aux côtés de Jean-Francis Auburtin ou Albert Roussel, après avoir vécu plus de trente ans dans le village. L’église porte d’ailleurs l’un de ses vitraux et ceux de Raoul Ubac dans une symphonie de couleurs accrochées à la falaise. Depuis ce lieu magique où tout respire l’apaisement, une valleuse descend vers la mer. On marche alors dans les pas de Claude Monet qui a peint ici plusieurs toiles dont La Cabane des douaniers. La plage en contre bas se découvre dans des teintes pastelles invitant à la contemplation.

Un atelier face à la mer

On ne compte plus le nombre d’artistes fascinés par ce village ! L’architecte Paul Nelson, le sculpteur Alexandre Calder, le peintre Juan Miro, qui fera naître ici l’une de ses séries les plus emblématiques, les Constellations, et bien sûr Georges Braque s’y retrouvent au début du 20e siècle. Il faut à tout prix se rendre dans la chapelle Saint Dominique ! Nichée dans un écrin de verdure, elle renferme en son chœur trois vitraux de l’artiste, au versant plus intime. Récemment, c’est Michel Ciry qui insuffla le caractère varengevillais à ses œuvres, magnifiquement exposées dans le musée qui jouxte sa maison.

Une collection

unique au monde

Le Jardin Shamrock renferme la plus grande collection d’hortensias au monde avec plus d’un millier de variétés différentes. L’émerveillement est total en saison estivale.

Le parfum du voyage

Tourné vers le grand large, le manoir de Jehan Ango rappelle le temps des grandes expéditions maritimes. Le célèbre armateur de Dieppe fait construire ce palais d’été entre 1530 et 1542 par des architectes italiens. Loggia, galeries et fresques en font une des plus belles bâtisses normandes de style Renaissance et son colombier demeure une exception par sa grandeur et sa décoration. Exotisme et finesse architecturale viennent parfaire le caractère si singulier de ce village magnétique.