© Pascal Diologent / Ville de Dieppe
1921-2021

Camille Saint‑Saëns et Dieppe

Centenaire de sa disparition

Un ancien musée, une place et un conservatoire à son nom, une statue à son effigie, des milliers d’archives, son dernier concert… L’empreinte de Camille Saint-Saëns sur la cité dieppoise est inimaginable mais surtout d’une richesse incroyable mais surtout d’une richesse incroyable pour célébrer le centenaire de sa disparition.

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Saint-Saëns

Le musicien

Vous n’êtes pas sans connaître le Carnaval des Animaux, célèbre œuvre du compositeur ? Né en 1835, Camille Saint-Saëns effleure les touches d’un piano dès l’âge de 2 ans et donne son premier concert à 11 ans. Pianiste virtuose, on dit de Saint-Saëns qu’il est le témoin de l’évolution de la musique en France. À retenir et à écouter lors de votre venue à Dieppe : Le Cygne, pour violoncelle et pianoLa Danse macabreConcerto pour piano n°5 “L’Egyptien”Bacchanale de Samson et DalilaIntroduction et Rondo capriccioso. À savoir qu’il écrira également la première musique de film de l’histoire pour L’Assassinat du duc de Guise, en 1908.

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Saint-Saëns

L’épistolaire

Près de 13 000 lettres sont conservées au Fonds Ancien de la médiathèque Jean Renoir, à Dieppe ! Une personne a été spécifiquement recrutée pour classer et archiver ces documents. La collection a été divisée en deux : une série dite « précieuse« , dans laquelle se trouvent des cachets de correspondants prestigieux comme Pasteur, Wagner ou encore Proust, et une série de lettres plus abîmées. On y trouve des télégrammes, cartes de visite, dossiers de presse, cartes postales, cartes-lettres… Ces documents rares sont les témoins du bouillonnement culturel et artistique de l’époque. Toute la collection sera disponible numériquement d’ici 2021 sur le site de la Bibliothèque Nationale de France.

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Saint-Saëns

Le globe trotter

Nous ne pouvons que reprendre les mots de Pierre Ickowicz, Conservateur du Musée de Dieppe, pour parler de cette facette de l’artiste. « S’intéresser aux voyages de Saint‑Saëns, c’est constater la soif du compositeur de découvrir le monde et de reconnaissance dans les accueils triomphaux qui lui étaient réservés en tant qu’ambassadeur de la grande musique française. […] À la manière du Tintin d’Hergé […], Saint‑Saëns fait ainsi figure de globe‑trotter, et le musée pourrait décliner à l’envi les expositions sur ses voyages : ainsi, après l’Égypte, l’Algérie et Ceylan, pourraient être évoqués Saint‑Saëns en Amérique, Saint‑Saëns et l’Orient, Saint‑Saëns chez les Belges[…] »

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Saint-Saëns

Et les dieppois

Les acteurs locaux ont travaillé d’arrache-pied pour vous proposer un programme détonnant : des concerts de chambre, des spectacles de danse ou de théâtre, un carnaval, des ateliers photos… Petits et grands s’y sont mis, élèves et professeurs, artistes et amateurs ! Retrouvez les animations liées à ce centenaire ci-dessous !

Pourquoi Dieppe ?

C’est le père de Camille Saint-Saëns qui était normand et plus précisément dieppois. Le lien du compositeur avec la commune maritime vient également de sa relation épistolaire avec son cousin Léon Letellier, bibliothécaire de la ville. C’est de cette relation qu’ont découlés les dons successifs que Camille Saint-Saëns a fait à la ville, à partir de la fin des années 1880, soit environ 600 volumes littéraires et 800 partitions de musique.