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Les monuments remarquables

 

Les EGLISES

 

Eglise Saint-Jacques

Eglise Saint-JacquesConstruite du XIIème au XVIème siècle, l’église Saint-Jacques porte la trace des différentes époques. L’église fut édifiée vers 1283 sur les vestiges de la petite chapelle Sainte-Catherine, puis d'une première église détruite en 1195, une nouvelle église dédiée à Saint-Jacques. Celle-ci, située sur le chemin du pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle par mer, fut dotée de vastes proportions. Les travaux ne furent cependant achevés que vers la fin du XVIème siècle.

L'évolution architecturale de l'église nous permet ainsi de retracer le cheminement de l'art gothique durant quatre siècles.

© Photo : Yann Pelcat

 

Eglise Saint-Rémy

Eglise Saint-RémyUne première église Saint-Rémy, datée du XIIIème siècle et dont seule subsiste aujourd'hui la tour dite « Saint-Rémy », fut construite à l'origine au pied du coteau où se trouve le château. Celle-ci tomba cependant progressivement en ruine et c'est pour cette raison que l'on décida la construction d'une nouvelle église Saint-Rémy, plus au cœur de la ville. C'est Thomas Bouchard, échevin et trésorier de la paroisse, qui en posa la première pierre en 1522. En 1545, le chœur gothique, entouré d'un déambulatoire et de chapelles rayonnantes est terminé et l'on perçoit déjà dans le décor, l'influence de la première renaissance française. Les travaux furent alors interrompus par les guerres de religion. Ils reprirent au début du XVIIème siècle, dans un esprit complètement nouveau, celui de la Contre-réforme catholique.

© Photo : Yann Pelcat

 

Eglise du Sacré-Cœur de Janval

Sacré coeur de janval

L’église du faubourg de Janval est une construction moderne. Elle se situe dans une mouvance innovante, dont l’architecte Georges Feray s’inspira (art déco, mouvement moderniste, mouvement régionaliste, historicisme). Cet édifice, dont la tour de façade a trente mètres de hauteur, fut achevé en 1926. Construite sur un plan traditionnel en croix latine, l'église de Janval s'inspire cependant des églises romanes et paléochrétiennes. Elle est considérée comme un haut-lieu de l’art sacré de l’entre-deux guerres.

 

Eglise Notre-Dame des Grèves

Notre-Dame des GrèvesSituée au Pollet, rue Joseph-Brunel, l’église de la paroisse du Pollet n’a rien d’original au point de vue architectural. Elle fut ouverte au culte que le 20 décembre 1849. Le clocher fut bâti quelques années plus tard.

Monsieur Mélicourt-Lefebvre (1816-1883), artiste peintre local et ancien conservateur du Musée, contribua beaucoup à l’ornementation picturale de cette église. Une peinture murale qui attire l’attention est certainement le « Vœu » ou le « Naufrage d’une barque » datant de 1867. On remarquera au-dessus de l’autel central, un autre tableau du même artiste, « L’Assomption », œuvre de 1863.

© Photo : Yann Pelcat

 

Chapelle Notre-Dame de Bonsecours

Chapelle ND de BonsecoursDominant la falaise située à l'Est de la ville, la chapelle Notre Dame de Bonsecours fut construite en 1876 et appartenait alors à la Société de secours mutuel. Les dieppois s'étaient en effet engagés à édifier un lieu de culte dédié aux marins, lors de l'inauguration du calvaire de la jetée, seize ans auparavant. Cette chapelle fut tout d'abord un lieu de pèlerinage, puis un lieu dédié à la mémoire des marins disparus en mer. Isolée de toute habitation jusqu'en 1914, elle devint chapelle paroissiale de Neuville les Dieppe, puis fut achetée par l'association diocésaine en 1935.

Construite en briques, elle est composée d'une façade occidentale, très massive avec sa tour de clocher encadrée de deux tourelles surmontées de clochetons à toit conique. Celle-ci contraste avec l'aspect plus léger de la nef et du chevet, comme hérissés de pignons pointus. A l'intérieur, la chapelle est ornée de vitraux et de statues. De nombreux ex-voto et des plaques commémoratives des familles venues se recueillir ou fleurir la mémoire des leurs sont présentés.

© Photo : Jean Decaux

 

Eglise Notre-Dame de l'Assomption à Arques-la-Bataille

Eglise d'ArquesL’église Notre-Dame d’Arques-la-Bataille étonne par ses dimensions et par la disposition de ses espaces intérieurs. L’œil du visiteur est en effet d’emblée séduit par le contraste entre une nef d’élévation assez modeste, voûtée d’un grand berceau de bois du XVIè siècle, et le chœur hardiment élevé et inondé de lumière. La jonction de ces deux espaces est assurée par un jubé de pierre blanche, très rare exemple de ces clôtures de chœur qui furent systématiquement supprimées au cours du XVIIè siècle. Celui-ci subsiste avec toute la splendeur de son décor Renaissance finement sculpté. Les vitraux des XVIè, XIXè et XXè siècles concourent eux aussi à la richesse décorative de l’édifice. L’orgue du jubé fait de ce lieu un centre de création et de diffusion musicales dont le rayonnement est assuré par l’Académie Bach, en particulier au cours de son festival annuel de musique ancienne.

© Photo : Pascal Diologent

 

Eglise Saint-Valéry et son cimetière marin à Varengeville-sur-Mer

Eglise Saint-ValérySituée sur le haut des falaises de l'Ailly, cachée parmi les jardins et les bois bordant la falaise, l'église de Varengeville domine la mer. La nef latérale en grès date de 1548, probablement construite par Jehan Ango, pour agrandir le sanctuaire primitif. Le Chœur baigne dans la lumière bleue diffusée par le vitrail abstrait de Raoul Ubac, disciple de Braque. A remarquer la colonne torse ornée de reliefs curieux inspirés par les expéditions maritimes. La troisième colonne est polygonale (tête coiffée à la mode Henri II). En 1998, Michel Ciry a offert une grande toile, huile intitulée "Le Christ Rédempteur".

 

Des travaux considérables de protection et de consolidation ont été récemment entrepris par la municipalité, l'Etat, le Département, la Région.
L'église est entourée de son cimetière marin. Perché sur la falaise, il surplombe la mer de quatre-vingts mètres de hauteur. Mais, «marin», il l'est surtout par les Lettres. Jérôme et Jean Tharaud, deux frères académiciens qui habitaient Varengeville, lui consacrent plusieurs textes dans les Chroniques du Figaro en 1948. C'est le début de la célébrité pour ce sanctuaire. Certains artistes comparent les textes des frères Tharaud au poème de Paul Valéry, le Cimetière Marin, écrit en 1920 et chantant les charmes du cimetière marin de Sète. L'analogie fut faite entre les deux cimetières.

© Photo : Jean Decaux

 

LE CHÂTEAU DE DIEPPE

Château de DieppePerché sur la falaise et offrant une vue incomparable sur le front de mer et la ville, le Château de Dieppe est ouvert gratuitement toute l'année aux horaires d'ouverture du Musée. Vous pourrez apprécier les terrasses aménagées du Château, mises récemment en valeur par un ensemble de panneaux descriptifs, ainsi qu'un accès balade vers le point de vue-panorama situé sur les falaises. Toilettes publiques gratuites.

© Photo : Bertrand Legros



LE CHÂTEAU D’ARQUES-LA-BATAILLE

Château d'ArquesLe château d’Arques s’élève sur une colline aride et rocailleuse dominant deux vallées et entouré d’un fossé immense, creusé de main d’homme. Il était entouré à l’origine d’une palissade de protection. La construction du château aurait eu lieu entre 1040 et 1045 par Guillaume d’Arques. Quelques années après cette édification, Guillaume le Conquérant, neveu de Guillaume d’Arques, assiège le château. La famine le fait capituler après un an de pénible siège. En 1123, le plus jeune fils de Guillaume le Conquérant, devenu Henri Ier roi d’Angleterre, renforce le château d’un donjon carré et d’une muraille.

En 1204, Philippe Auguste annexe la Normandie et s’empare du château de Richard Cœur de Lion ; c’est la dernière forteresse normande qui se rendit au roi de France. Abandonné militairement à partir de 1668, le démantèlement de l’édifice commence. De 1735 à 1771, le château est transformé en carrière, sans aucune autorisation. Louis XVI désaffecte la citadelle dont les habitants sont autorisés à prendre les pierres.

En 1860, des pièces furent aménagées en un musée. L’intérieur fut nettoyé, et des visites étaient assurées par le gardien. Le musée ferma définitivement en 1939, avec la Seconde Guerre Mondiale. Il fut occupé par l’armée allemande. A la débâcle de 1944, les occupants durent se retirer en faisant sauter les munitions, et laissèrent derrière eux un château très délabré.

 

LE QUARTIER DU POLLET (Dieppe)

PolletLe Pollet est un quartier de Dieppe situé sur la rive droite de l'embouchure du fleuve côtier l'Arques qui se jette dans la Manche. C'est le quartier des marins de Dieppe.

L'explication la plus communément reprise est qu'il serait la contraction de « Port-d'Est » en Pollet. Mais « Pollet » pourrait bien avoir une origine plus ancienne, c'est-à-dire une origine Gauloise. En effet, on peut rapprocher « Pollet » de la racine celtique « pol/poul » qui veut dire retenue d’eau, mare ou trou, et par extension étang, étendue d’eau, embouchure ou port. Ce mot est à l'origine du mot anglais pool qui désigne une piscine. Il peut aussi désigner une zone de marais humide.

Jusqu'au milieu du XIe siècle, le confluent de trois rivières (l'Eaulne, la Béthune et la Varenne), formaient un estuaire profond entouré de coteaux aux versants raides. Ce bassin naturel représentait un mouillage sûr pour les pêcheurs locaux et les marins de passage.

Au XVIIIe siècle, la presqu’île du Pollet est divisée une première fois, avec la création du Canal de chasse qui servait au désensablement du port de Dieppe. Lors des grandes marées, on ouvrait les portes du canal à marée basse pour chasser la vase. On trouve encore la trace de ce canal qui a servi à construire le bassin de radoub au XIXe siècle. Depuis le Moyen Âge, le Pollet était relié à la rive gauche de la rivière par un pont. Le quartier du Pollet est définitivement divisé en deux partie avec le creusement d'une passe, en 1848, pour desservir un bassin supplémentaire au port, destiné à recevoir les navires de commerce: le Pollet et l'île du Pollet. Jusqu'au XIXe siècle, les marins pêcheurs utilisaient la rive sud, en pente douce, de la boucle de la rivière qui formait la presqu’île du Pollet, pour mettre à sec leurs barques, pour les réparer, et les préparer pour les futures campagnes de pêche.

 

LE THÉÂTRE (Dieppe)

ThéâtreLe théâtre à l’italienne est construit par l’ingénieur Frissard et offert par la municipalité à la Duchesse de Berry (1826). Au cours du XIXème siècle, s’y produiront Liszt, Meyerbeer ou, plus tard, Camille Saint-Saëns. Remanié en 1900 dans un style « rocaille », il est endommagé pendant la guerre et sa façade est refaite en ciment dans les années 1950, avant d’être fermé en 1961. Il a ouvert à nouveau ses portes en 2002.

© Photo : Yann Pelcat